jeudi 9 décembre 2021
Raouf MAMA

Raouf MAMA

Les parlementaires togolais ont voté vendredi, à l’hémicycle, la loi portant création des communes.

Le texte adopté lors de la 10ème séance plénière de la première session ordinaire de l’année 2017 (59 députés pour le « oui » et 21  pour le « non ») découpe désormais le territoire national en 116 communes : 16 communes pour  la région des Savanes, 21 pour la Kara, 15 pour la Centrale, 32 pour les Plateaux et la région. Maritime. Chaque préfecture bénéficie d’au moins deux communes.

En nommant début d’année à  partir de  différentes couches sociales les membres du Conseil national de suivi de la décentralisation (CNSD), le gouvernement a voulu faire de la décentralisation un processus très inclusif.

Et la loi votée permet donc au Togo de maquer un pas important dans la promotion de la démocratie à la base et encore vers l’organisation certaine des élections locales car les communes créées reposent sur les ressources économiques locales,  les aspects sociologiques et historiques, la position géographique  ainsi que les données démographiques ; tel que défini dans le cahier de charges des membres du CNSD.

Rappelons que le Premier ministre Klassou, lors du démarrage des travaux fin mai,  a rappelé le lien entre la décentralisation et la lutter contre la pauvreté.

« La décentralisation s’enracine comme le modèle de l’administration le plus apte et le efficace pour lutter contre la pauvreté. Parce qu’elle permet aux populations de choisir démocratiquement leurs élites dirigeantes et qu’elle s’appuie sur le potentiel local, la décentralisation offre aux populations l’opportunité d’opérer le choix de leur modèle et de définir leurs priorités de développement. C’est donc un impératif de doter les collectivités territoriales de moyens financiers permettant leur développement sans recours systématique au pouvoir central» avait-t’il exhorté

 

 

C’est sous le thème : « Les Etats-Unis et l'Afrique : Partenariat pour la

Prospérité à travers le Commerce » que les États-Unis et le Togo co-organisent du 8 au 10 août 2017à Lomé le Forum de la Loi sur la Croissance et les Opportunités en Afrique  connu sous le nom d’AGOA (Africa Growth and Opportunity Act) (AGOA).

L’’information rendue publique ce 23 juin indique que le Forum réunira de hauts fonctionnaires des États-Unis et de 38 pays d'Afrique subsaharienne pour discuter des moyens de renforcer la coopération économique et le commerce entre les États-Unis et l'Afrique. Les communautés économiques régionales seront également représentées.

Selon le comité d’organisation, le Forum 2017 explorera comment les pays peuvent continuer à maximiser les avantages de l'AGOA dans un paysage en rapide évolution économique et souligner le rôle important joué par les femmes, la société civile et le secteur privé dans le développement du commerce, la promotion d’une croissance économique inclusive et durable et la prospérité des pays.

Sont donc attendus, des représentants du secteur privé, de la société civile et du Programme d’Entrepreneuriat des Femmes Africaines - African Women’s Entrepreneurship Program (AWEP).

«Les plénières ministérielles se dérouleront du 9 au 10 août, réunissant de hauts fonctionnaires des États-Unis et des pays Africains bénéficiaires. Une foire d’exposition se déroulera tout au long du programme officiel.

La délégation des États-Unis sera dirigée par le Représentant de Commerce des États- Unis, l'Ambassadeur Robert Lighthizer, et comprendra de hauts cadres des départements américains d’Etat, de l'Agriculture, du Commerce, de l'Énergie, du Travail, des Transports, du Trésor, de l'Agence Américaine pour le Développement International, de l'Agence Américaine pour le Commerce et le Développement, de même que le Conseil National de Sécurité, le Millennium Challenge Corporation (MCC), l’Overseas Private Investment Corporation, l’Export-Import Bank, l’Agence des Petites et Moyennes Entreprises (Small Business Administration), et le Fonds des Etats-Unis pour le Développement en Afrique (the United States African Development Fund). Les membres du Congrès affiliés au parti Républicain et au parti Démocrate participeront également au Forum » fait savoir le communiqué officiel.

En formant les professionnels de la communication en avril dernier, les spécialistes de l’AGOA ont fait comprendre que le Togo, dans le cadre de cette coopération économique, a envoyé des produits d’une valeur de +14 millions USD en 2015 puis de +10 millions USD en 2016 sur le marché américain. Et les produits étaient essentiellement la noix de cajou, le cacao, les sacs à main, beurre de karité, tapioca, farine de céréales...

Rappelons que dans le cadre de la finalisation des préparatifs du Forum, une délégation de fonctionnaires des États-Unis, y compris des représentants du Bureau du Représentant Commercial Américain, du Département d'État, du Département du Commerce et de l'Agence Américaine pour le Développement International, a séjourné au Togo du 19 au 23 juin. La délégation, dirigée par Mme Constance Hamilton, représentant intérimaire du Commerce des États-Unis pour l'Afrique, a rencontré la Ministre du commerce, Mme Essossimna Legzim Balouki, et Mme Dédé Ahoéfa Ekoué, Ministre-Conseiller du Président de la République, Présidente du Comité national d'Organisation et Point Focal du Forum AGOA,  ainsi que tous les comités et sous-comités du Forum AGOA, des représentants du secteur privé et des membres de la société civile.

Le Forum, pour finir, est organisé de façon alternée aux États-Unis et en Afrique. L’Ile Maurice, le Ghana, le Sénégal, le Kenya, la

Zambie, l’Éthiopie et le Gabon pour le compte de l’Afrique ont accueilli les précédents AGOA.

 

 

Le Vice-président du Groupe de la Banque mondiale pour le financement du développement, M. Axel van Trotsenburg lors de sa visite au Togo du 3 au 6 juin 2017 a été  séduit par les efforts de développement déployés par les autorités.

En effet, les échanges avec le gouvernement ont encore confirmé à M. Trotsenburg que le Togo est clairement et profondément déterminé à accélérer la lutte contre la pauvreté et, avec le soutien du Groupe de la Banque mondiale, à passer à la vitesse supérieure.

« Nos échanges ont porté principalement sur l’amélioration des services essentiels, mais également sur l’ouverture de nouvelles perspectives. Le Togo va en effet bénéficier d’une aide financière sensiblement accrue de la part de l’Association internationale de développement (IDA), le fonds du Groupe de la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres » s’est-il réjoui.

Les grandes réalisations dont le Togo a bénéficié dans le cadre de sa coopération avec la banque et le financement du pays à travers l’IDA sont au cœur de la présentation de l’émissaire de la Banque Mondiale.

 

Lire en intégralité de la déclaration publiée par Monsieur Axel van Trotsenburg.

 Aider le Togo à améliorer la vie quotidienne de ses habitants

 Il y a deux semaines, j’étais à Lomé où j’ai rencontré plusieurs hauts responsables du gouvernement. Le Togo est clairement et profondément déterminé à accélérer la lutte contre la pauvreté et, avec le soutien du Groupe de la Banque mondiale, à passer à la vitesse supérieure. Nos échanges ont porté principalement sur l’amélioration des services essentiels, mais également sur l’ouverture de nouvelles perspectives. Le Togo va en effet bénéficier d’une aide financière sensiblement accrue de la part de l’Association internationale de développement (IDA), le fonds du Groupe de la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres.

L’IDA sera un partenaire décisif dans ce combat contre la pauvreté. En décembre 2016, une soixantaine de pays donateurs et bénéficiaires sont convenus d’intensifier significativement la lutte contre l’extrême pauvreté, avec un engagement record de 75 milliards de dollars au profit de l’IDA. Cette décision témoigne de la solidarité de la communauté mondiale et de sa volonté d’agir pour améliorer la vie de plusieurs milliards de personnes.

Sur place au Togo, j’ai pu constater combien les interventions de la Banque mondiale faisaient la différence. Dans la région des Plateaux, par exemple, les habitants du village d’Adrakpo et de ses alentours ont été enclavés et privés pendant 17 ans de tout débouché économique, les routes étant impraticables, en particulier pendant les saisons de pluies et les inondations récurrentes. Les marchés étaient inaccessibles pour les agriculteurs et les jeunes devaient faire des kilomètres à pied pour aller à l’école.

En 2015, le village a reçu une aide de la Banque mondiale pour construire une piste rurale et des ponts pour remédier à ce problème d’accès, installer quatre points d’eau potable et un éclairage solaire et valoriser deux hectares de terres pour les fermiers locaux. Tous ces projets ont été choisis et réalisés par les membres de la communauté, qui ont été rémunérés pour leur travail.

Ce n’est là qu’un exemple de l’action de la Banque mondiale sur le terrain, au Togo comme partout ailleurs en Afrique, pour améliorer le quotidien des populations. Au cours des trois prochaines années, l’IDA entend doubler son aide au Togo, jusqu’à 230 millions de dollars, dans le but de créer des emplois et d’installer les conditions d’une économie inclusive, promouvoir la bonne gouvernance et édifier de solides institutions, mais également, parmi d’autres enjeux de développement urgents, s’atteler aux effets du changement climatique et de la dégradation de l’environnement.

Ce financement aidera le pays à progresser, mais il ne sera pas suffisant. Pour que le changement soit porteur de transformations, il faudra mobiliser tous les partenaires, depuis les habitants des villages reculés comme Adrakpo jusqu’aux organisations internationales, en passant par les gouvernements nationaux. Cela exige également de disposer d’un secteur privé dynamique, créateur d’emplois et de débouchés et investissant dans les infrastructures qui forment le socle d’une économie viable.

Dans de nombreux pays en développement, le secteur privé est l’un des piliers du développement durable qui assure une majorité d’emplois. Pour les populations pauvres et vulnérables, qui souvent ne possèdent pas de terres et n’ont guère de capital, l’emploi reste la principale voie de sortie de la pauvreté.

Or, les entreprises nationales et étrangères rechignent souvent à investir dans les pays en développement, à cause des risques perçus. C’est la raison d’être du nouveau dispositif de financement dédié au secteur privé de l’IDA, le PSW (pour Private Sector Window) : ce guichet apportera 2,5 milliards de dollars d’appui aux investissements à fort impact sur le développement dans des pays où, surtout s’ils sont en situation de fragilité, le secteur privé s’aventure peu. Il offre un arsenal de solutions pour garantir les projets d’infrastructure, rééquilibrer le profil risque-rendement dans les petites et moyennes entreprises, l’agroindustrie et d’autres secteurs, ou octroyer des prêts libellés dans la monnaie locale. Ces initiatives sont censées mobiliser les investissements privés qui ne se sont pas matérialisés dans le passé. Dans des pays comme le Togo par exemple, le nouveau dispositif pourrait permettre de développer l’électricité solaire ou d’étendre le raccordement au réseau en levant des fonds privés en direction de projets qui s’appuieraient sur les résultats obtenus par des opérations de l’IDA.

Le PSW sera mis en place par les deux branches du Groupe de la Banque mondiale qui se consacrent au secteur privé — la Société financière internationale (IFC) et l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) — en partenariat avec des opérateurs privés et des gouvernements, afin de contribuer au démarrage de projets à fort impact sur le développement.

Il s’inscrit dans la continuité des efforts constants déployés par l’IDA, IFC et la MIGA au profit du secteur privé : au cours des dix dernières années, les trois institutions ont appuyé ensemble des interventions visant à mettre en place des politiques et un cadre réglementaire porteurs ou à financer des investissements complémentaires et nécessaires, par exemple dans les infrastructures, mais aussi des investissements directs dans des entreprises privées.

Ce nouveau guichet est plus qu’un simple canal de financement, il est conçu comme une plateforme pour l’action. À travers lui, nous voulons modifier la perception du risque face à des pays comme le Togo, en prouvant que des investissements peuvent y être rentables et que les entreprises y sont les bienvenues.

L’objectif de créer un secteur privé prospère, solidaire et viable, à même de créer des emplois et des opportunités pour tous, est à notre portée. Avec l’IDA et son nouveau mécanisme de financement pour le secteur privé, nous misons sur l’avenir en aidant le Togo à améliorer la vie quotidienne de ses habitants.

Il est dorénavant possible à tout investisseur de créer sa Société "SARL" en ne payant que 29.250 Fcfa, en 24 heures et ceci avec un capital minimum ramené considérablement  à 100.000 Fcfa.

Une bonne nouvelle car cette disposition qui se fait par acte sous seing privé (sans recours au notaire) avec réduction des coûts et la durée de formalisation des entreprises,  est une mesure incitative à la création d’emplois et à la production de richesse.

Elle permet non seulement de renforcer l’améliorer du climat des affaires mais surtout à faire du Togo, une destination de premier choix des investisseurs.

Pour tout savoir,  visitez le site du Centre de Formalité des Entreprises sur cfetogo.org

Le gouvernement togolais devient de plus en plus intolérant face aux actes de corruption quel que soit leurs zones de provenance.

En effet, lors de leur récente sortie, les responsables du ministère de la sécurité et de la protection civile ont annoncé la sanction infligée à Vingt-cinq (25) policiers et gendarmes pour des délits commis dans l'exercice de leurs fonctions depuis le début de cette année.

« Les infractions commises par les forces de l'ordre concernés sont notamment vols, rackets, escroqueries et abandon de poste. Les sanctions contre les policiers et gendarmes reconnus coupables de ces actes vont de l'arrêt de travail à l'exclusion temporaire » a indiqué cet extrait publié sur le site de la radio BBC Afrique.

Pour les autorités en charge de la sécurité, ces sanctions vont permettre de bannir au sein de la police et de la gendarmerie les agents au mauvais comportement. Ce serait également un moyen de décourager ceux qui seraient tentés d'adopter de tels agissements.

Pour démonter la bonne foi de lutte contre l'impunité même dans le rang des policiers et gendarmes, la liste avec les noms et grades des agents sanctionnés a été publiée, fait savoir la même source.

L’avènement de la lutte contre la corruption, pour rappel, a pris une dimension très sérieuse depuis que les autorités ont voulu faire du Togo un hub économique. Outre les corps habillés, la santé, l’éducation, les marchés publics, les magistrats, les sociétés privées et bien d’autres encore ont vu plusieurs de leurs agents indélicats sanctionnés.

En se référant à la récente carte des scores, le pays validé douze indicateurs dont celui de la maîtrise de la corruption ». Cette bonne et historique nouvelle, révèle  qu’un processus profond de transformation est en train d’être opéré dans notre pays par des réformes courageuses.

Lire l’article publié sur BBC Afrique http://www.bbc.com/afrique/region-40323233

 

Le Ministère des Postes et de l’Economie Numérique (MPEN) a inauguré jeudi le premier point d’échange internet (IXP) du Togo qui permet dorénavant d’interconnecter les fournisseurs d’accès internet (FAI) dans le but de réduire le coût de la connexion internet.

Fruit du Programme Régional Ouest-Africain de Développement des Infrastructures de Communications (WARCIP), l’IXP est donc une infrastructure physique qui permet aux fournisseurs d’accès internet (FAI), de s’interconnecter directement les uns aux autres, en un même endroit, et d’échanger du trafic internet entre leurs réseaux grâce à des accords mutuels. C’est-à-dire que l’IXP assure la gestion des échanges locaux au niveau national, sans transit par l’international.

Plus innovant, l’accès aux sites togolais et le trafic internet national grâce à l’IXP, seront beaucoup plus rapides, car les communications n’auront plus besoin de transiter par l’étranger.

En retour, les coûts de connexion pourront être significativement réduits car les opérateurs paieront moins de frais liés à l’envoi du trafic internet à l’international. Pour ces raisons, l’IXP contribuera à favoriser la création et l’hébergement de contenus locaux.

Pour la Banque Mondiale qui appuie, par prêt, le Togo sur le programme à hauteur de trente (30) millions de dollars US, WARCIP est un projet qui intègre une part importante des infrastructures TIC essentielles, nécessaire au Togo pour son positionnement stratégique dans la sous-région.

« Le Togo a démontré sa volonté à s’engager pour un positionnement stratégique du pays en matière d’infrastructure, une volonté qui n’est plus à démontrer. Le choix du gouvernement d’accorder aux infrastructures TIC, en particulier, une importance particulière est un choix justifié pour deux raisons fondamentales : d’abord, les TIC sont un secteur porteur en lui-même et plein de promesses en matière d’emploi ; ensuite c’est le secteur économique d’avenir à effet transversal pour le développement économique intégral du pays. » s’est réjouie Mme Joëlle Businger, Représentante résidente de la Banque Mondiale au Togo.

L’IXP, selon les mots de Mme Cina Lawson, Ministre des Postes et de l’Economie Numérique, vise à rendre les échanges internet nationaux et la connexion aux sites togolais plus rapides, moins couteux et de meilleure qualité.

Le point d’échange, pour rappel, est géré par l’association « Togo Internet Exchange Point » ou TGIX créée le 17 janvier 2017 et qui rassemble des opérateurs de télécommunication ainsi que des fournisseurs d’accès internet.

 

La branche togolaise d’African Women Entrepreneurship Program (AWEP- TOGO) a lancé ce 13 juin à Lomé, une campagne de séduction l’endroit des producteurs des cinq régions du pays à travers son activité « Road Show ».

L’action qui a bénéficié du  soutien de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique une se situe dans le cadre des préparatifs de la 16ème édition de l’ « African Growth Opportunities Act » (AGOA) 2017 qu’abritera le Togo en août prochain et vise à rassembler et à conscientiser  ces acteurs sur la production et l’exportation des produits togolais vers les pays ouest- africains et de l’Occident.

Concrètement, il sera pour les organisateurs, une occasion d’identification, d’information et de mobilisation des producteurs autour des avantages de ce partenariat économique initié par les Etats-Unis et qui permet aux pays de l’Afrique subsaharienne d’exporter des produits éligibles sur le marché américain sans droit de douanes.

Plusieurs ateliers et cadres d’échanges sont au programme pour informer le public sur les contours d’éligibilité des produits au protocole de l’AGOA.

Le gouvernement, en conseil des ministres du 16 décembre avait adopté un décret qui institue un système de visa pour l’exportation des vêtements et textiles aux Etats Unis d’Amérique dans le cadre de la loi sur la croissance et les opportunités d’affaire en Afrique (AGOA). Et le décret adopté permettra donc aux vêtements et textiles confectionnées au Togo de répondre aux critères d’origine tels que stipulés dans le système de visa.

« Ce nouveau programme, qui court jusqu’en septembre 2025, permettra d’accroître les exportations des pays bénéficiaires et contribuera à créer des emplois, de la richesse et, surtout, de réduire la pauvreté. Il permet également aux opérateurs économiques togolais de tirer meilleur profit de l’AGOA, programme dont le Togo est membre depuis 2008 » avait souligné cet extrait du communiqué final.

Pour les autorités qui veulent mobiliser des ressources additionnelles et financer les dépenses sociales, L’AGOA est une opportunité car elle permettra de mettre fin aux inégalités sociales en offrant aux populations les meilleures conditions de vie à travers le renforcement du partenariat public-privé, l’amélioration du climat des affaires, la lutte contre la corruption, l’incitation à la création d’entreprises, politique commerciale, politique fiscale qui sont des indicateurs phares du Millénnium Challenge Corporation.

 La représentante de la ministre en charge du Commerce, Mme Ekoué Dédé Ahoéfa, a indiqué que ce forum que le Togo va accueillir et qui regroupera des gouvernants et des acteurs économiques africains et américains devra accompagner l’évolution des échanges économiques et sociaux entre les Etats-Unis et l’Afrique. Elle a aussi rappelé que l’AGOA est une grande opportunité qui permet à l’économie africaine d’exporter vers les Etats-Unis des produits répondant aux normes et à la qualité requise par le marché américain.

Selon la coordinatrice d’AWEP-Togo, Mme Dédé Bénissan-Messan, Awep constitue une plateforme prête à inciter les producteurs togolais à l’innovation, afin de booster les échanges entre le Togo et l’Occident.

Les députés togolais ont adopté mardi la loi d’orientation sur la société de l’information (LOSITO) et la loi sur les transactions électroniques (LTE).

Cette loi assure désormais  l’établissement des principes juridiques fondamentaux de la matière, parmi lesquels, l’accès aux TIC, la liberté de participation à la société de l’information, l’accès à l’éducation et la formation à l’utilisation du cyberespace, la protection et la sécurité de l’information, etc.

Elle donne également les grandes lignes directrices des futurs textes législatifs et réglementaires relatifs à la société de l’information.

La loi sur les transactions électroniques, quant à elle, s’inscrit pleinement dans le paquet législatif destiné à encadrer la société de l’information togolaise sans cesse grandissante. Ce texte entend créer un environnement propice au e-commerce et faciliter la dématérialisation des formalités administratives.

L’objectif poursuivi par l’adoption de ces textes, se félicite Cina Lawson, Ministres de Postes et de l’Economie Numérique, est d’instaurer une véritable confiance dans l'utilisation des TIC en assurant la sécurité des internautes pour leur permettre de profiter pleinement des opportunités offertes par les TIC.

Reconnaissons que l’expansion de l’internet et la vulgarisation des nouvelles technologies ont transformé le commerce traditionnel, pour développer les ventes de biens, de services, de données et d’informations à distance.

Raison pour laquelle le gouvernement, à travers le ministère de l’économie numérique, œuvre quotidiennement pour renforcer le climat des affaires et la lutte contre la corruption, tant en offrant l’opportunité aux distributeurs et aux consommateurs de pouvoir investir les marchés en ligne, qu’en offrant aux intéressés la possibilité de réaliser leurs formalités administratives en ligne.

Certaines initiatives prises en ce sens  se résument au Free Roaming et à la suppression depuis janvier 2017 de la TVA sur l’importation de terminaux mobiles et les équipements informatiques afin de permettre aux populations togolaises d’accéder plus facilement aux terminaux (smartphones, ordinateurs, tablettes, etc.) pour profiter des nouvelles opportunités offertes par l’Internet au Togo.

A cela s’ajoute les sociétés d’informations numériques et récemment l’attribution de licence d’internet haut débit à la société TEOLIS SA, et le GROUPE VIVENDI AFRICA Togo (GVA Togo).

 

 

La société TEOLIS SA, et le GROUPE VIVENDI AFRICA Togo (GVA Togo) ont neuf (09) mois, d’ici février 2018, pour déployer leurs infrastructures et débuter la commercialisation de leurs offres internet.

Cette décision a été matérialisée ce 7 juin par la signature de contrat entre le ministère des postes et de l’économie numérique et les responsables des deux entreprises adjudicataires.

Pour le gouvernement, l’attribution de ces licences permettra aux consommateurs togolais d’avoir le choix entre davantage de fournisseurs de service Internet. Elle assurera ainsi une nette amélioration de la qualité de service de l’internet en termes de service offerte, qui départagera les fournisseurs et fidélisera leur clientèle. 

Aussi, de nouvelles offres adaptées à chacun des segments du marché seront alors disponibles pour satisfaire tant les petits consommateurs, les consommateurs moyens que les grands consommateurs. A terme, l’émergence de ces nouvelles offres renforcera la concurrence avec pour conséquence une baisse des prix et la création d’emplois.

Selon M. Alexandre Cohen, Directeur Général de GVA-Togo, nous lancerons dans les prochaines semaines le déploiement de la fibre optique aérienne dans plusieurs quartiers de Lomé et nous serons en mesure de proposer très bientôt à un grand nombre de foyers et d’entreprises des offres internet Très Haut Débit à des prix véritablement accessibles.

Le groupe TEOLIS, quant à lui, prévoit une couverture haut débit en quatre (4) ans, de Lomé (centre-ville et agglomération) et de 17 préfectures, sélectionnées sur la base de l’importance de leur population ou sur la base de des ambitions nationales de développement de zones agro industrielles.

 « L’attribution de ces nouvelles licences est une « étape supplémentaire dans la concrétisation de la politique numérique du gouvernement », a souligné Mme Cina Lawson, Ministre des Postes et de l’Economie Numérique après la signature des contrats.

Le processus qui a conduit à la sélection de ces deux prestataires, faut-il le rappeler, a fait objet d’une communication présentée par Mme Cina Lawson lors du conseil des ministres du 31 mai dernier.

 

 

Le Togo est dans la bonne dynamique de conclusion d’un accord définitif avec le Millenium Challenge Corporation pour le compte du programme Threshold.

En séjour au Togo du 6 au 16 juin, la délégation américaine du MCC conduite par son vice-président, M. Thomas KELLY, chargé de la Politique et de l’Evaluation a eu une séance de travail ce 7 juin avec le Chef du Gouvernement Komi Selom Klassou.

Les échanges entre les deux personnalités ont essentiellement porté sur le rapport des deux contraintes majeures identifiées au Togo par le MCC à savoir : la productivité et la compétitivité de l’agriculture togolaise, y compris le foncier puis les TIC (Technologies de l’Information et de la Communication) avec en toile de fond la modernisation du secteur dans le sens de la bonne gouvernance et de l’accès du secteur privé aux TIC.

Les trois points du projet développés par le gouvernement togolais, s’est réjoui M. Mahmoud BAH, vice-président du MCC chargé du département de l’Administration et des Finances, membre de la délégation reçue à la Primature, répondent exactement à ce que notre programme veut ; et en tant que Programme Seuil, ça nous encourage parce que ce sont là des éléments d’opportunité pour un développement durable.

« Nous sommes à la fin de la 3e étape qui est le développement des projets spécifiques au Programme Seuil. Nous enclenchons la 4e, étape finale qui consiste maintenant à négocier et à définir les exigences de ce programme, les conditions préalables ; à développer un budget et à mettre en place une structure de mise en œuvre. Nous sommes, disons, dans les derniers cents mètres ; nous espérons clôturer d’ici la fin de l’année fiscale qui est pour nous septembre 2017. Et donc nous voyons un programme finalisé d’ici le mois d’octobre 2017 ». a-t’il ajouté.

 Rappelons que les trois premières phases ont consisté à identifier les contraintes majeures, à les analyser profondément  puis à identifier des projets spécifiques au Threshold.

Au terme de la mise en œuvre de ce ambitieux programme, le Togo espère bâtir une économie moderne portée par un développement inclusif.