jeudi 9 décembre 2021
Raouf MAMA

Raouf MAMA

La bonne nouvelle depuis mercredi est l’attribution provisoire de licence à deux groupements fournisseurs d’accès internet : GVA et TEOLIS.

Une attribution qui fait suite aux différentes phases d’évaluation et conformément aux règlements intérieurs du dossier d’appel d’offres d’un total de quinze (15) soumissionnaires composés de groupements de sociétés togolaises, africaines, européennes et américaines.

L’information a fait objet d’une communication présentée la Ministre des Postes et de l’Economie Numérique en conseil des ministres de ce 31 mai 2017.

Sans aucun doute, le gouvernement dans sa vision de faire du secteur numérique un vecteur de croissance économique,  ouvre le marché de l’internet aux fournisseurs afin de renforcer la concurrence, d’améliorer la qualité de service internet et de baisser sensiblement les coûts au profit des consommateurs togolais.

Ainsi, l’amélioration de la qualité de l’internet avec son coût très accessible à toutes les couches sociales ont favorisé l’impressionnant développement des applications qui aujourd’hui facilitent l’accès aux informations, aux documents publics, les échanges commerciaux, réduit considérablement le taux de corruption et favorisent l’éclosion économique.

La loi sur l'accès à l'information et à la documentation publiques votée en mars dernier a fait de l'accessibilité en ligne une de ses priorités ; et les autorités qui veulent faire du Togo une référence numérique sous régionale ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin.

Les récentes dispositions rentrant donc dans cette dynamique numérique se résument à : E-AgriBusiness, le Free Roamin, E-gouv, Écosystème digital, les Sociétés d’Infrastructures Numériques.

Notons pour finir la qualité et le coût de l’internet permet au Togo de mieux répondre aux exigences de la liberté de l’information ; un des indicateurs du MCC.

 

 

 

Politiques, chefs traditionnels, société civile composent le Conseil national de suivi de la décentralisation (CNSD) mis en place par le gouvernement fin mars dernier.

En atelier mardi autour du Chef du gouvernement Komi Selom Klassou, ils ont lancés les travaux qui permettront de proposer des mesures adéquates pour améliorer la mise en œuvre du processus de décentralisation  et de définir les mécanismes de coordination des appuis des partenaires techniques et financiers en matière de décentralisation ; comme le leur recommande leur mission.

La composition d’un tel comité témoigne de la volonté des pouvoirs publics d’inscrire le processus de décentralisation dans une dynamique totalement participative.

Car à travers la décentralisation (l’aboutissement du processus), ils comptent doter le pays d'une administration de proximité où le pouvoir central se décharge  d'un grand nombre d'affaires qui « l'encombreraient » dans le régime actuel.

Mieux encore, elle va favoriser le développement national à partir de la base et va concourir  à la promotion de la démocratie locale par la participation des citoyens à la prise des décisions ; une condition vitale pour l’ancrage de la démocratie et de l’Etat de droit.

Le Premier ministre Klassou, à l’ouverture des travaux,  a rappelé le lien entre la décentralisation et la lutter contre la pauvreté.

« La décentralisation s’enracine comme le modèle de l’administration le plus apte et le efficace pour lutter contre la pauvreté. Parce qu’elle permet aux populations de choisir démocratiquement leurs élites dirigeantes et qu’elle s’appuie sur le potentiel local, la décentralisation offre aux populations l’opportunité d’opérer le choix de leur modèle et de définir leurs priorités de développement. C’est donc un impératif de doter les collectivités territoriales de moyens financiers permettant leur développement sans recours systématique au pouvoir central» a-t’il exhorté

 

Les acteurs de la chaîne pénale et des organisations de la société civile ont participé vendredi à Lomé à un atelier organisé par la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) sur « La réduction de l’usage excessif de la détention provisoire dans les lieux de détention ».

La rencontre  qui s’inscrit dans le cadre de la commémoration en différé de la journée africaine de la détention provisoire célébrée chaque 25 avril, a été une occasion pour les participants de convenir sur les  stratégies et actions pouvant leur  permettre de réduire l’usage excessif de la détention provisoire.

Selon les statistiques nationales de détention provisoire produites par le ministère de la Justice, au 31 juillet dernier, 2681sur 4200 dans les douze prisons du Togo détenus sont en attente de jugement (soit près de 63,83%).

Le bilan,  le 2 mai dernier, donnait à 33,34% le nombre de condamnés contre 66,65% de détenus en attente de jugement.

On note ainsi une croissance de 2,82% des détentions préventives contrairement à la période 2012-2015 où celles-ci étaient réduites de 1,5%.
C’est devant ce tableau peu reluisant et surtout dans le cadre de la volonté des autorités à moderniser la justice que les échanges vont d’abord encourager les acteurs de la chaîne pénale à privilégier l’application des mesures alternatives à des peines d’emprisonnement, les motiver ensuite à réduire le risque de torture et de mauvais traitement dans les lieux de détention.
Plusieurs exposés sur le thème et sur « la détention provisoire dans le nouveau code pénal togolais » ; « les mesures alternatives aux poursuites pénales » et « la reconnaissance préalable de culpabilité » ont permis aux participants de cerner l’ampleur de la surpopulation dans les milieux carcéraux due au taux  de détention préventive important.

La réduction de l’usage excessif de la détention provisoire dans les prisons, a reconnu M.  Pius Agbétomey,  ministre de la Justice chargé des Relations avec les Institutions de la République, est une préoccupation majeure pour le gouvernement pour qui la justice doit être, pour les droits de l’Homme plus qu’un rempart, une citadelle. « Pour peser en amont sur les flux des détentions, vous pouvez opter pour la liberté provisoire entourée de garantie de contrôle judicaire sévère et ou de caution, dans nombre d’infractions que l’on pourrait, à raison considérer comme simples ou de moindre gravité », a-t-il exhorté.
« La détention provisoire qui est à l’origine de la surpopulation carcérale compromet la garantie d’un procès équitable et remet en cause la présomption d’innocence.  Elle comporte aussi un risque croissant d’extorsion d’aveux ou de déclaration sous l’effet de la torture ou autres mauvais traitement. Elle peut également retentir gravement sur la vie de l’inculpé. Le dossier de ce dernier peut influer sur la peine qui sera finalement prononcée, surtout si l’inculpé demeure toujours emprisonné lors du jugement », a laissé entendre M. Alilou Sam-Dja Cissé, le président de la CNDH.

Rappelons que l’amélioration des conditions de travail des magistrats et des autres acteurs judiciaires, la révision de la grille salariale des magistrats, la rénovation des infrastructures, la modernisation et le renouvellement des outils de travail, l’augmentation du budget de la justice, la restauration du principe d’égalité sont quelques-unes des actions menées par le Togo visant à l’amélioration des divers droits humains et du processus de modernisation de la justice.

La promotion et la protection des droits de l’homme en vue de la consolidation de la démocratie, de l’Etat de droit et de la paix sont depuis quelques années  sont également au centre des préoccupations majeures des autorités.

 

Une réunion de validation des projets de rapports finaux, de l’étude sur l’itinérance dans la CEDEAO ainsi que de l’étude des liaisons manquantes et le partage d’infrastructures a démarré  ce  lundi à Lomé.

Cette rencontre du Ministère des Postes et de l’Economie Numérique vise  à interconnecter les Etats de même qu’à mettre en place et maintenir un réseau panafricain de télécommunications en Afrique de l’Ouest.

In fine la réunion permettra de coordonner les actions des pays de la zone Ouest-africaine pour établir un marché commun des télécommunications supprimant les obstacles entravant la libre circulation des personnes, des biens, des services et des capitaux.

Pour y arriver, deux études relatives à l’itinérance dans la CEDEAO ainsi qu’aux liaisons manquantes et le partage d’infrastructures ont été réalisées pour définir des recommandations en la matière.

 « Sans préjugé des résultats de vos travaux, je reste convaincue que les échanges qui auront lieu durant ces deux jours permettront de mieux appréhender les stratégies adoptées pour nous mettre au niveau de ces bonnes pratiques. Je vous souhaite des débats constructifs et fructueux afin de jeter les bases du développement d’une vraie économie numérique intégrée dans la région de la CEDEAO » a exhorté Mme Cina Laswon Ministre des Postes et de l’Economie Numérique à l’ouverture des travaux.

La CEDEAO, faut-il le rappeler, œuvre sur deux axes principaux : l’harmonisation des politiques et du cadre réglementaire en matière de TIC ainsi que le développement des infrastructures à large bande.

Le Togo, dans le cadre de la mise en commun du marché unique des TIC de la CEDEAO, a bénéficié de nombreuses réalisations au rang desquelles l'arrivée de câbles sous-marins avec la construction d’un point d’atterrissement assurant l’accès à l’internet très haut débit.

On peut également faire référence à la mise en place d’un opérateur d'infrastructures à large bande, et depuis le 31 mars 2017, la suppression des frais d’itinérance dans sept (7) Etats de la CEDEAO (l’initiative « free roaming ») à savoir le Sénégal, le Burkina Faso, la Guinée, le Mali, le Togo et bientôt le Sierra Leone et la Côte d’Ivoire.

 

 

La transparence dans la gestion des deniers publics est au cœur d’une formation ouverte ce 15 mai à Kpalimé (120 Km au Nord du Togo) à l’attention des cadres de la direction du contrôle financier.

Placée sous le thème : « l’audit des établissements publics », la rencontre  fiancée par la Banque africaine de développement (BAD) se donne pour objectif de renforcer la dynamique de gestion rigoureuse des deniers publics dans l’administration publique.

Cette rencontre qui prend fin le 26 mai prochain et qui s’inscrit dans l’agenda de modernisation de l’administration permettra aux participants d’être outillés sur plusieurs communications dont « la méthodologie de l’audit : diligence et méthodes », « Les normes comptables applicables aux établissements publics», « l’élaboration des rapports d’audit ».

Cette formation, à en croire M. Kofi Paniah, Directeur du contrôle financier, vise à outiller les participants afin qu’ils soient capables de s’assurer de la légalité, de la régularité et de la conformité des opérations et des actes à incidence financière, ainsi que la soutenabilité budgétaire.

« Vous serez l’œil du ministère des finances, capable de donner des avis sur le budget, suivre les exécutions et donner des appréciations », a-t’il conclut.

Le gouvernement dans le souci de mobilier les ressources additionnelles pour soutenir sa politique de développement, a fait de la modernisation de l’administration un vecteur d’attraction des investisseurs privés.

A côté de cette mesure, l’amélioration du climat des affaires, la politique de numérisation de l’administration, la modernisation de la justice, la stabilité macroéconomique, les avancées dans la réforme des finances publiques, et la transparence budgétaire sont autant de dispositions prises par les autorités pour rendre l’appareil administratif plus performant et promoteur  d'une croissance économique inclusive et stable.

 

 

Après AgriPME (le porte-monnaie électronique), le secteur agricole togolais vient d’enregistrer « E-AgriBusiness », une application innovante pour une gestion plus rationnelle des productions en termes de rentabilité.

Cinq canaux : le centre d’appels en langues locales, l’USDD, le SMS (6667), des applications mobiles (Android, Windows, iOS) et un site Web (www.e-agribusiness.com) sont les grands avantages que présente le nouveau produit dont le lancement a été effectif le 10 mai.

L’application est une plateforme d’échange entre les agriculteurs, acheteurs et l’État. En renforçant le pouvoir de l’offre et de la demande, E-AgriBusiness permet aux agriculteurs, même les plus vulnérables et vivant dans les zones les plus reculées ne disposant ni d’internet, ni de smartphones de trouver facilement de nouveaux débouchés pour leur production sur les marchés nationaux, régionaux et internationaux.

Le dispositif met la technologie au service de l’agriculture et permet aux agriculteurs togolais de réduire des pertes de récoltes, de vendre au juste prix, d’augmenter leurs revenus et d’améliorer leurs conditions de vie.

E-AgriBusiness, reconnait le promoteur de l’application, M. Edeh Dona Etchri , est ce système qui de donne pour objectif de trouver d’abord de nouveaux débouchés pour les agriculteurs qui ont de la peine à pouvoir écouler leurs productions, aux acheteurs qui veulent avoir accès faciles aux produits et à l’Etat qui veut prendre des décisions rapides liées au secteur.

« le même système permet de recevoir des conseils de l’Etat et d’autres experts sur les nouvelles méthodes culturales et la météo d’un champ donné en temps réel par SMS Alerte pour éviter les risques liés aux aléas climatiques lors de l’étape de production ».

L’agriculture togolaise, pour rappel, contribue à 70% à la croissance économique.

La transition numérique de ce secteur découle de la volonté des pouvoirs publics de mettre les technologies de l’information et de la communication au service de l’agriculture pour la réduction de la corruption, la professionnalisation et surtout la production maximale d’une économie.

L’application AgriPME, l’autre innovation d’achat d’engrais ou de transactions  dans les conditions les plus simples et les plus transparentes, lancée en début septembre puis évaluée deux mois plus tard a permis de touchés 2500 agriculteurs satisfait de son utilisation.

Outre ces deux applications, le mobile banking, l’e-village, l’E-Gouv, les Sociétés d’Infrastructures Numériques sont quelques-unes des innovations du hub numérique sous régional que les autorités ont décidé de faire du Togo.

E-Agribusiness, pour finir,  a reçu le 1er prix des applications innovantes au Togo en 2016 et le 1er prix du Hackaton Agri PME 2017 dans le cadre de l’IT Forum 2017.

 

Accéder au site http://www.e-agribusiness.com/b2b/frontend/web/

 

 

 

 

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