samedi 5 décembre 2020
MCR Togo

MCR Togo

MCR - Millenium Challege Reform

Le Millenium Challenge Reforms (MCR) Est L’appellation Du Processus Enclenche Par Le Chef De L’etat, Devant Aboutir A L’éligibilité Du Togo Au Millenium Challenge Account (MCA). C’est L’outils De Communication Du Processus Jusqu’à L’admission Du Togo Au MCC.

URL du site internet: http://mcrtogo.org

Une équipe du Millennium Challenge Corporation en charge de la sélection, de l’éligibilité et de performance des politiques a démarré le 8 mai, et ce jusqu’au vendredi prochain, une mission d’appui à la cellule nationale avec pour objectif de collecter les informations actualisées, de procéder à une analyse profonde des indicateurs, en l’occurrence celles relatives à la gouvernance dont la corruption constitue un indicateur obligatoire.

Selon la carte des scores 2017, le Togo a validé cet important indicateur mais le gouvernement continue de renforcer son dispositif de répression de ce fléau en dénote les dernières dispositions prises en occurrence l’adoption du nouveau code pénal et la Haute Autorité de prévention et de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HALCIA).

Ce mardi, la délégation composée de M. Dan Barnes et Mme Maite Hostetter a échangé ente autre avec les membres de la HALCIA, de l’Autorité de Réglementation des Marchés Publics (ARMP),  du conseil supérieur de la Magistrature. Elle rencontrera d’autres départements tels le ministère de la justice, le ministère de la sécurité,  l’inspection générale de l’Etat, l’inspection générale des finances, le Contrôle financier, l’Office Togolais des Recettes (OTR) etc.

La Banque Mondiale, la Banque Africaine de Développement (BAD), la GIZ, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et l’Agence Française de Développement (AFD) sont également les institutions programmées par la délégation.

 

 

 

Identifié comme pays pilote de l’OHADA, pour avoir fait des avancées remarquables dans la mise en œuvre de la réforme, le Togo a bénéficié vendredi 5 mai d’une solution logicielle intégrée de gestion des registres et  fichiers locaux et nationaux du Registre du Commerce et du Crédit Mobilier  (RCCM) de l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (RCCM-OHADA).

Le matériel réceptionné par le garde des sceaux, Ministre de la justice M. Pius Agbétomey des mains du Secrétaire permanent de l’Ohada, répond au souci des autorités de dématérialiser les procédures du RCCM afin de garantir la sécurité, la célérité et la transparence dans le climat des affaires.

Il s’agit d’un outil informatisé qui va permettre au Togo de disposer des informations commerciales, économiques et juridiques de l’espace Ohada et des informations d’ordre statutaire et signalétique des entreprises installées au Togo

« Le Rccm permet d’obtenir des bilans d’entreprise, des informations sur les dirigeants et les activités de l’entreprise y compris ses engagements financiers à travers les sûretés mobilières, les privilèges ainsi que toute autre décision judiciaire concernant l’entreprise notamment les décisions de faillite, dissolution, vente », a laissé entendre Agbegnon Koffi Bassa.

Ce logiciel financé par le groupe de la Banque Mondiale, permettra aussi aux opérateurs économiques et aux juristes de disposer en temps réel des informations commerciales, économiques et juridiques de l’espace OHADA et des informations d’ordre statutaire et signalétique des entreprises installées au Togo.

L’OHADA, à en croire le Ministre Pius Agbétomey, est devenu un soutien fort pour booster le programme de modernisation de la justice togolaise. Il permettra d’améliorer l’exercice juridictionnel des affaires commerciales au Togo.


Le Togo est le premier pays à bénéficier de l’installation et du déploiement de ce logiciel conçu par la firme canadienne » Geoimage ».


Plusieurs grandes réformes, il faut le noter, permettent de renforcer la politique de séduction des privés, de modernisation de la justice et de l’appareil administratif.

Pour cette dernière,  la loi portant «liberté d’accès à l’information et à la documentation publique »  votée en mars 2016 de même que les projets E-Gouv, www.republiquetogolaise.com, écosystème digital visent à faciliter l’accès à l’information dans les administrations publiques et contribuera à renforcer les exigences de la bonne gouvernance que sont la transparence ainsi que la culture de la reddition des comptes.

 

Des mesures d’amélioration du climat des affaires au Togo et qui par ricochet contribuent à encourager les acteurs économiques privés à plus investir, créant ainsi des richesses supplémentaires et les emplois pour le bien-être de la population togolaise.

 

 

 

 

 

L’organisation non gouvernementale (ONG) américaine Freedom House a jugé « partiellement libre » la presse togolaise dans son dernier rapport publié vendredi dernier.

23ème nation/50 dans le nouveau classement, le pays fait partie des deux pays africains reconnus comme ayant maintenu le cap des réformes depuis 2012.

 Pour arriver à ce stade, il a obtenu 57/100 en matière de score de la liberté de presse, 18/30 pour ce qui est du cadre légal, 19/40 pour l’environnement politique et 20/30 pour l’environnement économique.

Entre 2012-2016, le document classe le Togo deuxième (2ème) des pays top performer avec un score de 13 points devant la Côte d’Ivoire, classé 5ème avec un score de 10 points.

Occupant une position peu enviable il y a cinq ans, il est aujourd’hui le seul pays de l'Afrique subsaharienne  figurant parmi les 4 pays qui ont performé en 2016 malgré un climat mondial délétère.

Et la Turquie, la Bolivie, la Serbie, le Burundi, tout comme d’autres pays ont été doigtés responsables de ce niveau délétère plus avancé de la presse dans le monde depuis 13 ans.

Ce recul de la liberté de la presse au niveau mondial, prévient le rapport, devrait se poursuivre, en l'absence d'orientation forte des Etats-Unis, des membres de l'Union européenne et d'autres démocraties’.

Notons que la loi togolaise permet aux journalistes d’aborder des sujets sensibles. Les multiples articles de journaux traitant des sujets économiques, sociaux, politiques, et même la naissance de réseaux sociaux spécialement dédiés aux journalistes et traitant  des sujets politiques  en sont la preuve.

En plus, le Togo est l’un des rares pays à avoir opté pour la «dépénalisation » des délits de presse, notamment en ce qui concerne le délit de « diffamation », et le délit « d’offense » de personnalités publiques. Cette dépénalisation a été matérialisée dans le  Code de la Presse et de la Communication de 1998 modifié en 2004 et qui est effectif depuis 2005 et repris dans le nouveau Code Pénal adopté en novembre 2015.

Depuis le 10 mars 2016,il faut le rappeler, le Togo dispose d’une loi portant «liberté d’accès à l’information et à la documentation publique »  qui vise à améliorer le cadre juridique et institutionnel régissant l’accès aux sources d’information publique, pour les journalistes et pour toutes autres personnes intéressées. Cette mesure permet de lever les obstacles qui entravent l’accès à l’information dans les administrations publiques. Elle contribue à renforcer les exigences de la bonne gouvernance que sont la transparence ainsi que la culture de la reddition des comptes.

Ainsi, des projets tels qu’écosystème digital avec en ligne de mire le www.service-public.gouv.tg, republiquetogolaise.com, e-gouv ont vu le jour  afin de favoriser un traitement plus professionnel des informations, grâce à un meilleur accès aux bonnes sources d’information et à des données fiables, fournies par les administrations concernées.

L’évidence est que le gouvernement très engagé, maintiendra le cap de mise en œuvre des réformes afin de garantir à tous la liberté d’information.

 

                   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le caractère ambigu du phénomène de la corruption ne doit pas seulement être l’apanage d’un corps social.

Ainsi, l’Eglise  Evangélique Presbytérienne du Togo (EEPT) en collaboration avec l’Eglise Méthodiste du Togo (EMT) ont, à travers le projet d’accompagnement œcuménique pour le Togo, décidé de mener une synergie d’actions afin de mener une rude lutte contre ce mal qui sape les efforts de développement du pays.

La bible, sur laquelle se fonde ces deux organisations religieuses, identifie la corruption comme un péché (Prov 16 :8), un influenceur de la conscience et de l’opinion (Exode 23 :8) et le corrompu comme  esclave des biens qu’il a accumulé (Actes 8 :20).

Mais le dépliant conçu pour sensibiliser les fidèles définit le phénomène, ses manifestations de même que ses conséquences.

La corruption, selon le fichier, consiste à donner quelque chose à une personne, à un groupe ou à une institution pour l’amener à réagir contrairement aux règles, et à cela en faveur de celui qui donne.

Elle se manifeste par les « dessous de table », la fraude, l’extorsion, le favoritisme et le détournement de fonds.

Au titre des conséquences, on peut citer la violation des droits des pauvres, la destruction des relations, de la communication, de la réputation et de la perte de la solidarité, du clientélisme, du tribalisme et enfin de la mauvaise utilisation des fonds publics.

Somme toute, le fichier a pris en compte les rubriques nécessaires pouvant permettre aux fidèles de comprendre les contours basiques des méfaits de la corruption afin de prendre la ferme résolution de l’éradiquer.

La maîtrise de la corruption, faut-il le rappeler, est un indicateur majeur dans la bonne gouvernance et la production des richesses supplémentaires pour le financement des politiques publiques de développement.

L’initiative complète les efforts des pouvoirs publics à asseoir au Togo une gouvernance de référence.  

Lire le fichier présenté par EEPT & EMT

Les points focaux, personnes ressources et membres des comités sectoriels ont pris connaissance des avancées du processus d’analyse des contraintes à la croissance économique et à l’investissement privé ayant conduit à une liste de contraintes dont les majeures sont les technologies de l’information et de la communication (TIC) et le secteur agricole, y compris le foncier.

L’atelier organisé ce 25 avril par la Cellule MCA-Togo vise à partager avec les participants tous les acquis de ce processus de même que les étapes à venir du programme de formulation du Threshold.

Les échanges ont au cours de la rencontre ont tourné autour des suggestions faites par l’équipe américaine du MCC en fin de leur sixième mission sur le sol togolais notamment la libéralisation du marché des TIC, la révision du cadre réglementaire pour avoir un régulateur indépendant, autonome, effectif et impartial et enfin favoriser l’accès universel des TICs.

Le secteur agricole et spécifiquement la question foncière s’est vue renforcer avec le récent forum national du foncier où les propositions ont convergé vers l’adoption des mesures qui visent à garantir la paix sociale.

Et sur le sujet, le Ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et du Cadre de vie, Me Fiatuwo Kwadjo SESSENOU qui a participé aux travaux est largement revenu sur les grandes décisions dudit forum.

Il a cité l’adoption imminente d’un nouveau code foncier ; l’immatriculation obligatoire des parcelles avant leur vente ; la mise en place urgente du cadastre polyvalent et d’un guichet unique du foncier ; la mise en réseau des différentes administrations concernées par la question foncière pour faciliter la circulation d’informations ; élaboration et révision des schémas directeurs des différentes localités.

Le Togo, il faut le rappeler, est arrivé au stade d’identifications des projets et pour passer à cette phase, il faut une volonté politique de mise en œuvre des suggestions faites par l’équipe américaine du MCC.

Le Coordonnateur National de la cellule MCA-Togo M. Stanislas BABA a salué cette volonté qui est venue du sommet de l’Etat.

« Les décisions de libéraliser le secteur des TIC et de trouver des réponses idoines aux problèmes fonciers dans notre pays témoignent une fois encore de l’engagement des plus hautes autorités à faire des deux secteurs des vecteurs de croissance économique et un catalyseur de réduction de la pauvreté » s’est-t’il réjoui.

 

24 heures après le lancement d’e-gouv, le gouvernement renforce sa présence sur la toile par le lancement ce 25 avril de www.republiquetogolaise.com son site officiel d’informations.

Facilement accessible à partir des smartphones, tablettes et ordinateurs portables avec une ouverture sur les réseaux sociaux, le portail présenté à la presse informe de façon instantanée sur les activités de la Présidence de la république, du gouvernement, des institutions de la république togolaise et l’économie bleue.

Il garantit le droit d’accès à l’information et à la documentation publique en comblant le déficit de communication des ministères et institutions de la République grâce à son accès facile aux populations notamment les hommes de médias.

Cette présence en ligne permettra surtout de lutter contre la corruption en permettant aux citoyens de surveiller l’action gouvernementale partout où ils sont.

Pour le Ministre de la Communication, M. Guy Madjé LORENZO, ce portail web se veut le plus objectif possible en donnant des informations brutes sans commentaires ni opinions quelconques.

 «C’est dans le but d'offrir au public un outil de communication numérique répondant aux standards d'une présence web institutionnelle interactive et fiable que la Présidence de la République a conçu le portail officiel de la République. Republiquetogolaise.com permettra de mettre à la disposition des togolais ainsi que des journalistes nationaux et internationaux, des informations sur la gestion du Togo», a annoncé le ministre.

La politique numérique en vogue au pays est l’expression de la vision des pouvoirs publics de faire du secteur un levier de croissance économique et de bonne gouvernance.

Notons que le site, dans la couverture des évènements fera un clin d’œil aux activités de  la CEDEAO et de l'UEMOA.

Accédez au site sur le www.republiquetogolaise.com

 

Le gouvernement, dans la dynamique de modernisation et du rapprochement des services publics des citoyens, a inauguré le 24 avril le réseau E-gouvernement communément appelé E-gouv.

Grâce à une fibre optique de 250 km capable de fournir de l’internet haut débit à 560 bâtiments publics (543 à Lomé et 17 à Kara), le projet E-gouv est une réponse des autorités à la lutte contre la corruption et à leur vision de faire du Togo un hub numérique de référence.

Désormais, grâce au réseau E-Gouv l’administration Togolaise dispose des infrastructures nécessaires à la délivrance d’un service de qualité aux citoyens. Il permet aux administrations de communiquer, échanger et partager des informations avec les citoyens à travers la messagerie gouvernementale et les sites web de l’administration issus du projet Ecosystème Digital.

Aussi, l’accès à l’Environnement Numérique de Travail en cours de déploiement dans l’intégralité des lycées techniques et scientifiques sera facilité avec le réseau haut-débit.

Cet ambitieux projet du Ministère des Postes et de l’Economie Numérique financé par l’ambassade de Chine au Togo, pour le citoyen lambda, permet d’interconnecter tous les bâtiments des Ministères, des institutions de la République (Cour des comptes, Assemblée Nationale, Cour Constitutionnelle, etc.), 35% des établissements publics d’enseignement secondaire à Lomé, tous les centres hospitaliers universitaires (CHU) et plus de 450 bâtiments administratifs.

Le réseau E-Gouv immerge l’administration Togolaise dans la transition numérique et constitue un préalable à la dématérialisation de l’intégralité des démarches et procédures. 

Il servira plus tard de support à une multitude de services destinés à améliorer le cadre de vie de chaque Togolais, parmi lesquels le développement à distance des soins (e-santé), de l’éducation (e-éducation) ou encore du commerce (e-commerce). 

Le réseau E-Gouv, à en croire Mme Cina Lawson, Ministre  des Postes et de l’Economie Numérique, marque le fondement d’un développement sans précédent du numérique dans notre pays. Aucun effort ne sera épargné dans la mise en place d’un Togo solidement connecté, accessible à tous, et bien sûr au service de tous nos citoyens.

L’Ambassadeur de Chine au Togo, M. Yuxi Liu voit en ce projet une importance économique et stratégique réelle pour le Togo.

«  Ce projet permettra d’entrer dans une nouvelle ère des technologies en améliorant ainsi la qualité de la fourniture Internet Haut Débit. Il permettra également de réduire le budget de communication de l’Etat, de rendre plus efficace le travail de l’administration en réduisant énormément l’utilisation du support papier afin d’améliorer le temps de réponse de l’administration. Cela permettra aux usagers du service public de réduire les durées d’attentes administratives, mais aussi de renforcer la sécurité des informations grâce à une infrastructure fiable de transmission de données haut débit, cela au bénéfice l’ensemble des opérateurs économiques. » a reconnu le diplomate Chinois.

Rappelons que l’extension de ce projet, prévue dans une seconde phase, concernera les bâtiments publics du reste du pays.

 

 

 

 

La 16e édition de l’AGOA (African Growth Opportunities Act) que le Togo accueille dans quelques mois oblige les organisateurs à aller à la rencontre des différentes couches sociales partenaires.

Ce jeudi ce sont les professionnels de la communication qui ont pris connaissance des avantages économiques pour les pays membres de cette loi de partenariat économique qui lie les Etats-Unis à l’Afrique.

Selon l’exposé, les avantages portent sur plus de 6.500 produits africains (préparations de cacao, Mangue, Ananas, Bananes et plantain séchées, Kola, Miel, Tapioca, Vêtements, Chaussures, etc…)  bénéficiaires de franchise de droits de douane.

Le Togo, dans le cadre de cette coopération économique, a envoyé des produits d’une valeur de +14 millions USD en 2015 puis de +10 millions USD en 2016 sur le marché américain.

Ces produits sont essentiellement la noix de cajou, le cacao, les sacs à main, beurre de karité, tapioca, farine de céréales...

Le Togo doit donc son éligibilité à ce programme à sa politique de développement qui est en phase avec les exigences de l’AGOA que sont la bonne gouvernance, la liberté économique, la lutte contre la corruption, la réduction de la pauvreté et la création d’un environnement favorable au commerce.

Le marché américain, martèle,  M. Kara Diallo, spécialiste de l’AGOA, est un grand marché très convoité par les pays de tous les continents et l’AGOA donne une certaine compétitivité aux pays de l’Afrique sub-saharienne afin de pouvoir commercer sur le marché américain.

« Les entreprises peuvent se positionner d’autant plus qu’il y a une multitude de produits qui sont éligibles au programme AGOA. Ça peut aller des produits agricoles transformés jusqu’aux produits textiles. Ce sont des domaines qui sont très larges ce qui fait que les entreprises togolaises peuvent tirer leur épingle du jeu d’autant plus que leurs produits pourront être compétitifs sur le marché américain par rapport aux produits similaires qui viennent des pays qui ne sont pas éligibles  » a-t-il expliqué.

Ce nouveau programme qui court jusqu’en septembre 2025, il faut le rappeler, permettra d’accroître les exportations des pays bénéficiaires et contribuera à créer des emplois, de la richesse et, surtout, de réduire la pauvreté. Il permet également aux opérateurs économiques togolais de tirer meilleur profit de l’AGOA, programme dont le Togo est membre depuis 2008.

 

 

 

mercredi, 19 avril 2017 00:00

- DES REFORMES SALUÉES PAR LES USA.

La politique d’émergence engagée depuis plusieurs années par les autorités à travers la mise en œuvre des grandes réformes a positivement marqué les Etats–Unis en témoigne le flottement du drapeau togolais depuis quelques jours devant le Sénat de l’Etat de Washington aux Etats-Unis.

En effet, dans une résolution votée le 13 avril passé, le Sénat (basé à Olympia) a salué les nombreuses réformes entreprises au Togo pour promouvoir les droits de l'homme et l'Etat de droit qui découlent de l'organisation d'élections législatives jugées « libres et équitables ».

Le document de résolution transmis par le Secrétaire du Sénat M.Hunter G. Goodman au diplomate américain au Togo, David Gilmour et à Olowo-n'djo Tchala, un Togolais co-fondateur d’Alaffia, une société de distribution de produits naturels de soin corporel basée dans l’Etat de Washington, indique que « Olympia reconnaît également les efforts du Gouvernement togolais en matière d’amélioration du climat des affaires, attirant des investissements à travers l’adoption d’un système de libre entreprise dans un environnement où les individus ont de meilleures chances de sortir de la pauvreté et atteindre l'autosuffisance »

Le gouvernement des États-Unis, poursuit la source, reconnaît ces réformes économiques à travers l'invitation lancée au Togo à accueillir le Forum 2017 de l'Acte sur la Croissance et les Opportunités Economiques en Afrique (AGOA), qui réunira le gouvernement, le secteur privé et les sociétés civiles de 38 pays africains et des États-Unis pour explorer les moyens d'accroître le commerce entre les États-Unis et l'Afrique.

Il faut souligner que le Togo doit cette reconnaissance à l’action gouvernementale en 2017 qui se repose sur la relance de l’activité économique et la consolidation d’une croissance soutenue et plus inclusive, pour un développement économique et social harmonieux du pays.

Et au titre des initiatives prises par les autorités pour attirer les investisseurs et créer un environnent des affaires propice à l'investissement et à la création d'emploi, on peut citer le renforcement  du partenariat public-privé,  la mise en place des infrastructures de dernière génération au niveau terrestre, aérien que maritime, la facilitation des procédures de création d'entreprises,  la lutte contre la corruption, la politique de desserrement fiscal etc...

 

 

 

Un forum national du foncier, à l’initiative du Ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et du Cadre de Vie, a démarré mardi et ce jusqu’au 22 avril à Lomé.

Placée sous le thème « une gouvernance foncière inclusive pour un développement durable : le temps de l’action », la rencontre organisée avec l’appui financier de la Banque Africaine de Développement (BAD) vise à mener des réflexions sur les questions foncières dans leurs articulations avec les enjeux du moment.

Bien qu’il occupe une place incontournable dans les domaines vitaux à l’instar de la sécurité des biens et des personnes, de la décentralisation, de l’agriculture et de l’attractivité du pays pour les investisseurs, le foncier en dépit des efforts des autorités, demeure un secteur miné par de multiples ventes, de spoliation foncière ou de titre de propriété volé ou falsifié.

C’est pourquoi durant les cinq jours, les participants vont faire entre autre l’état des lieux actualisé des problèmes qui minent le secteur du foncier, passer en revue les textes en vigueur et en cours d’élaboration, spécifier le rôle et la responsabilité de chaque partie prenante et enfin adopter des stratégies de  vulgarisation des acquis en matière de gestion foncière.

La BAD a été associée, reconnait le Représentant/Résident M. Serge-Marie NGUESSAN, dans l’organisation de ce forum mais surtout dans la réflexion qui doit permettre de lancer les grandes réformes liées à la modernisation du système foncier togolais.

« La BAD va contribuer au financement des réformes qui seront arrêtées et on espère qu’avec l’accomplissement de ces réformes, le pays pourra non seulement engager plus d’investissements étrangers mais aussi lancer la transformation du secteur agricole et aussi du secteur privé » a-t-il conclut.

Pour le Chef du gouvernement, M. Komi Selom KLASSOU qui a ouvert les travaux, il faut impérativement arriver à un consensus social sur les législations devant régir, dans la transparence et en toute sécurité, le foncier dans notre pays.

« Devant ce tableau non exhaustif de cas litigieux mais discuté, il est clair que le foncier doit être abordé avec hauteur, responsabilité et esprit du bien commun. Face à la pression démographique de plus en plus forte et les besoins fonciers liés à une telle dynamique, il nous faut opérer des réformes urgentes et courageuses afin de finir avec la précarité des droits qui engendre l’insécurité foncière et constitue à la fois une contrainte majeure à la croissance économique pour enfin asseoir les propriétaires et les tiers acquéreurs légaux dans la plénitude du droit de propriété » a-t’il laissé entendre.

Le transfert de propriété (dont le foncier), faut-il le rappeler,  est un indicateur essentiel et même l’une des contraintes majeures soulignées par les missions d’évaluation de l’équipe américaine du MCC en charge de la formulation du programme Threshold.

A travers la sécurisation foncière, les pouvoirs publics veulent faire de ce secteur le moteur de production de la richesse et de réduction de la pauvreté.

Notons , pour finir que « Modes d’accès à la propriété foncière au Togo », « Cadre juridique et institutionnel du foncier au Togo », « Causes de l’insécurité foncière au Togo », « Etat de gestion des litiges fonciers au Togo », « Etat des lieux du marché hypothécaire au Togo » sont les communications prévues pour les participants issus de l’administration générale, du secteur privé, de la société civile, de la chefferie traditionnelle, des collectivités territoriales, du corps judiciaire, des partis politiques, des personnes ressources, partenaires techniques et financiers) et des experts internationaux venus Bénin, Burkina-Faso, Sénégal, Côte d’Ivoire, Cameroun, Rwanda et Maroc.

 

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